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Les plantes chlorophylliennes synthétisent de la matière organique à partir d’éléments minéraux (CO2, H₂O…). Elles absorbent l’énergie lumineuse, et l’utilisent à la synthèse des composés organiques, c’est la photosynthèse.

La figure suivante montre les résultats de la chromatographie sur papier de la chlorophylle brute.
Q – Que peut-on déduire de l’analyse des résultats de cette expérience ?
R – Analyse :
Conclusion : la chlorophylle des plantes vertes est constituée de plusieurs pigments chlorophylliens qui sont : la chlorophylle (a), la chlorophylle (b), les xanthophylles et les carotènes.

La figure suivante présente une comparaison entre le spectre d’absorption de la chlorophylle brute (A) et le spectre de la lumière blanche (B).
Q- Que peut-on déduire de la comparaison entre les deux spectres?
R – On constate que, par rapport au spectre de la lumière blanche, le spectre d’absorption de la chlorophylle brute est incomplet, car on remarque le manque des radiations bleues et rouges.
Donc, les pigments constituant la chlorophylle brute ont absorbé les radiations lumineux bleu et rouge.

Remarque : Chacune des radiations qui constituent la lumière blanche, se caractérise par une longueur d’onde exprimée en nanomètre.
Le spectrophotomètre permet de mesurer le niveau d’absorption de la lumière. Et ce en fonction des longueurs d’ondes pour un pigment donné.
Le graphique de la figure suivante présente les spectres d’absorption des pigments chlorophylliens.

La figure suivante montre une observation microscopique et un schéma d’interprétation du chloroplaste.
Q – Complétez la figure, puis décrivez la structure du chloroplaste.
R – Les noms de la figure :
1 – Membrane externe | 2 – Membrane interne | 3 – Espace inter-membranaire |
4 – Thylakoïde | 5 – Granum | 6 – Stroma |
Titre : Schéma d’un chloroplaste | ||
Description : Les pigments chlorophylliens se situent au niveau du chloroplaste, qui est un organite délimité par deux membranes (interne et externe) séparées par un espace inter-membranaire. La membrane interne délimite le stroma, qui renferme des vésicules closes de différentes formes appelées thylakoïdes. Les empilements de thylakoïdes forment des granum.

La figure suivante présente une comparaison entre le spectre d’action et d’absorption d’une plante chlorophyllienne.
Q-1 – Proposez une définition du spectre d’action.
Q-2 – Que peut-on déduire de la comparaison entre les deux spectres ?
R-1 – Le spectre d’action correspond à l’intensité de la photosynthèse effectuée par une plante, en fonction de la longueur d’onde de la lumière qu’elle reçoit.
R-2 – On remarque que le spectre d’absorption et le spectre d’action de la plante chlorophylienne se superposent.
Ainsi, la lumière absorbée par les pigments chlorophylliens est utilisée dans la photosynthèse.
2 – Les modes de conversion de l’énergie lumineuse et notion de photosystème


Le schéma (1) de la figure suivante montre le mécanisme de l’absorption et la conversion de l’énergie lumineuse, et le schéma (2) montre l’organisation des pigments chlorophylliens dans la membrane du thylakoïde.
Q-1 – En vous basant sur le schéma (1), expliquez comment se fait la conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique.
Q-2 – Décrivez l’organisation des pigments chlorophylliens au niveau de la membrane des thylakoïdes et donnez une définition au photosystème.
R-1 – Lorsqu’un pigment chlorophyllien absorbe de l’énergie lumineuse, il devient excité (par passage des (e-) d’un niveau énergétique inférieur à un niveau énergétique supérieur). Une molécule excitée peut revenir à son état initial par trois manières différentes :
La chlorophylle (a) est le seul pigment qui peut réaliser la réaction d’oxydation.
R-2 – Organisation des pigments : on constate que les molécules de la chlorophylle a sont situés au milieu (c’est le centre réactionnel) et ils sont entourés par les autres pigments (antenne).
Le photosystème : est constitué d’un centre réactionnel et d’une antenne collectrice.

Les graphiques de la figure suivante montrent les résultats du dosage du CO2 fixé et de O2 dégagé par une plante verte, durant la lumière et après passage a l’obscurité
Q-1 – Comparez entre la fixation du CO2 et le dégagement d’O2 durant l’exposition à la lumière et durant l’obscurité.
Q-2 – Que devrait-il se passer si la lumière est directement indispensable à l'incorporation de CO2 ?
Q-3 – Que peut-on conclure de cette étude ?
R-1 – Durant l’exposition à la lumière, la quantité de CO2 fixé et la quantité d’O₂ dégagé sont élevés et restent constantes. À l’obscurité, la quantité d’O₂ dégagé s’annule immédiatement, par contre la quantité de CO2 fixé diminue progressivement pour s’annuler après 25 s.
R-2 – Si la lumière est directement indispensable à l’incorporation de CO2, il faut que la quantité de CO2 fixé s’annule immédiatement après passage à l’obscurité.
R-3 – Les réactions de la photosynthèse peuvent être subdivisées en deux types :

La figure suivante présente un schéma explicatif du fonctionnement de la chaîne photosynthétique.
Sachant que les électrons passent des transporteurs de bas potentiel redox aux transporteurs de fort potentiel de réduction (oxydants).
Q – Expliquez le fonctionnement de la chaîne photosynthétique.
R – Les électrons se déplacent spontanément d’un composant de faible potentiel redox, vers un autre de fort potentiel redox, ceci est accompagné par la libération d’énergie. En revanche, les électrons ne peuvent pas se déplacer dans le sens inverse, sans apport externe d’énergie.
Dans la phase photochimique de la photosynthèse, l’absorption de l’énergie lumineuse abaisse le potentiel redox des centres réactionnels (Ch a : P 680, P 700), ce qui permet l’oxydation du H2O et la libération des e-.
Ainsi, la chaîne photosynthétique exploite l’énergie lumineuse absorbée dans la photolyse de l’eau (donneur d’e-) et la réduction de NADP+ (accepteur final d’e-).
Lorsque les électrons se déplacent de PS II vers PSI, l’énergie du flux d’électrons est exploitée pour synthétiser l'ATP.
Comment se fait la synthèse d’ATP ?
Données expérimentales : On isole des thylakoïdes, après broyage des chloroplastes.
Les résultats de cette expérience sont présentés par la figure suivante.
Remarque : cette expérience est réalisée à l’obscurité.

Q – Sachant que la synthèse d’ATP nécessite de l’énergie (réaction endergonique), et en vous basant sur l’analyse des résultats de cette expérience, expliquez le mécanisme de la synthèse d’ATP par les thylakoïdes.

R – On constate que le facteur qui stimule la synthèse de l’ATP est la différence de la concentration des ions H+ entre la lumière des thylakoïdes et le stroma ([H+] interne > [H+] externe). Ainsi, l’énergie nécessaire à la synthèse d’ATP est fournie par le flux des ions H+ vers l’extérieur des thylakoïdes à travers l’ATP synthase.
Ainsi, l’ATP synthase est un canal à protons, et également une enzyme qui catalyse la synthèse de l’ATP.
Remarque : la membrane des thylakoïdes est imperméable aux ions H+, sauf au niveau de l’ATP synthase.

Bilan :
Les réactions lumino-dépendantes se réalisent au niveau de la membrane des thylakoïdes.
L’absorption de la lumière par PS II conduit à sa libération des e-, qui sont transférés par la chaîne de transport vers le centre réactionnel du PS I.
Les électrons perdus du PS II sont donc remplacés par ceux provenant de la photolyse de la molécule d’eau (H₂O → 1/2 O2 + 2H+ + 2e-).
Lors du passage des électrons, il y aura aussi passage d’ions H+ du stroma vers l’espace intra-thylakoïdien. Ces ions diffuseront vers le stroma en passant par l’ATP synthase. Donc, il y aura production d’ATP (ADP + Pi → ATP).
Le PS I a, lui aussi, perdu des (e-) qui les cède à une autre chaîne de transport, qui les conduira vers le NADP+. Le NADP+ est le dernier accepteur d’(e-) et se transforme en NADPH, H+ (NADP+ + 2H+ + 2e- → NADPH, H+). Les électrons perdus du PS I sont donc remplacés par ceux provenant du PS II.
3 – La phase obscure
Expérience de Calvin : À l’aide du dispositif présenté par la fig suivante (1), il est possible de mettre des algues vertes unicellulaires (chlorelles) en contact avec du CO2 marqué au carbone 14 pendant un temps connu.
Les petites molécules organiques sont extraites et séparées sur une chromatographie bidimensionnelle, la révélation par des réactifs appropriés permet de les reconnaître.
Les chromatographies réalisées sur des chlorelles mises en contact avec le CO2 radioactif pendant des temps variés à l’obscurité. La plaque est ensuite révélée. La comparaison avec la chromatographie colorée permet de connaître les substances qui ont incorporé le carbone radioactif (fig 2).
Q – Que peut-on conclure des résultats de cette expérience ?
R – Les résultats montrent que la première molécule formée après seulement 5 secondes est l'acide phosphoglycérique (APG). L’APG est une molécule à 3 carbones. Les molécules formées ensuite sont des oses phosphorylés. L’une d’entre elles, le ribulose diphosphate (RudiP), ose à 5 carbones, joue un rôle essentiel dans les premières étapes de la phase obscure de la photosynthèse. Plus tardivement, du saccharose, du malate et divers acides aminés sont formés.

La fixation du CO2 se fait dans le stroma. C’est la dernière étape de la photosynthèse où l’ATP et le (NADPH, H+), produits pendant les réactions photochimiques, sont utilisés. Cette fixation se fait par une succession de réactions qui constituent le cycle de Calvin. Ce cycle peut être divisé en 3 étapes :