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Dans un écosystème, les êtres vivants ne sont pas influencés seulement par les facteurs édaphiques et climatiques. Elles sont liées par des relations alimentaires. Ainsi, elles sont organisées en chaînes ou en réseaux trophiques.
Exemple : un lion se nourrit sur un zèbre.
Relation trophique interspécifique, selon laquelle un prédateur tue des proies pour s’en nourrir.
Exemple : la cochenille se nourrit sur les arbres fruitiers.
Relation trophique interspécifique, basée sur l’exploitation d’un être vivant, appelé hôte, par un autre appelé parasite. Elle est bénéfique pour le parasite seulement.
Exemple : les végétaux qui utilisent la même ressource en eau.
Relation de conflit, vis-à-vis de la même ressource naturelle (lumière, eau…). L’être vivant le plus adapté aux conditions de milieu de survie.
Exemple : les plantes nectarifères et les insectes pollinisateurs associés.
Relation interspécifique, obligatoire et permanente, bénéfique pour les deux parties.
Exemple : Les oiseaux qui nichent dans les arbres, obtiennent de celui-ci protection et un endroit où construire leur nid. Les arbres ne tirent absolument rien de cette relation.
Relation interspécifique, non obligatoire, et non permanente, bénéfique pour une seule partie, sans nuire à l’autre.
On peut déterminer le régime alimentaire d’un animal par :
Le régime alimentaire des animaux est généralement diversifié, et peut varier selon les places de développement ou les saisons.
Dans la nature, on trouve les régimes suivants :
Régime alimentaire | Définition |
Herbivore | Consomme l’herbe |
Carnivore | Consomme les aliments d’origine animale |
Charognard | Consomme les cadavres abandonnés |
Omnivore | Consomme à la fois les aliments d’origine animale et d’origine végétale |
La figure suivante montre les relations trophiques entre les différents êtres vivants de la forêt.

Q-1 – Donnez deux chaînes alimentaires à partir de la figure.
Q-2 – Donnez une définition de la chaîne alimentaire.
R-1-
R-2 – La chaîne alimentaire : est un ensemble de relations trophiques entre plusieurs espèces (végétales, animales). Chaque être vivant dans la chaîne mange celui qui le précède, et il est mangé par celui qui le suit.
Le réseau trophique est un ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d’un écosystème et par lequel d’énergie et la biomasse circulent entre les différents niveaux trophiques.
On distingue 3 catégories d’organismes qui composent le réseau (ou la chaîne) trophique :
Les tableaux suivants présentent des estimations de la biomasse et de l’énergie d’une chaîne alimentaire.
Les maillons | Biomasse (g) | Énergie (KJ) |
Hibou des maris | 9.6 | 58.8 |
Plantes | 5400 | 9480 |
Rongeurs | 120 | 727 |
Les maillons | Biomasse (g) | Énergie (KJ) |
Hibou des maris | 1.6 | 9.69 |
Plantes | 10 800 | 18 960 |
Insectes | 240 | 1429 |
Insectivores | 20 | 121 |
Q-1 – Donnez la chaîne alimentaire correspondante à chaque tableau.
Q-2 – Réalisez la pyramide de la biomasse et d’énergies pour la première chaîne alimentaire.
Q-3 – Quelle est la source d’énergie pour les plantes vertes ? Quel est le devenir de cette énergie dans la chaîne alimentaire ?
Q-4 – Calculez le rendement de biomasse (entre P et C I ; C I et C II). Interprétez les résultats.
Q-5 – Calculez le rendement final des deux chaînes. Interprétez les résultats.
R-1-
R-2 – La pyramide de la biomasse : Les blocs sont de même hauteur, mais leurs surfaces sont proportionnelles à la biomasse.


R-3 – Les plantes vertes tirent leur énergie à partir de la lumière, puis transforment cette énergie lumineuse en énergie chimique (matière organique).
Durant les relations trophiques, la matière se déplace d’un maillon à un autre. Avec ce déplacement de la matière, l’énergie se déplace aussi. Mais, durant une chaîne alimentaire, la biomasse et l’énergie diminuent : on parle alors du flux d’énergie.
R-4-
R = (La biomasse du maillon supérieur / La biomasse du maillon inférieure) * 100.
Rf = (La biomasse du dernier maillon / La biomasse des producteurs) * 100.
Les C1 utilisent seulement 0,18 % de la biomasse de producteur, de même les C2 utilisent uniquement 0,18 % de la biomasse des C1. Ainsi, la biomasse diminue lorsqu’on s’éloigne des producteurs vers les consommateurs.
La perte de la biomasse s’explique par les facteurs suivants :

R-5- Calcul des rendements.
On remarque que le rendement final de la première chaîne alimentaire est plus grand que celui de la 2ᵉ chaîne, et cela est dû au nombre de maillons dans chaque chaîne alimentaire => plus le nombre des maillons est grand, plus le rendement final diminue.
Le tableau suivant montre les différentes étapes de l’évolution d’un écosystème :
Les étapes | Sol siliceux | Sol calcaire |
Stade primaire | Herbes calcicoles | Herbes acidophiles |
Stade des herbes | Sol vert contenant des graminées | Sol vert contenant des graminées |
Stade des arbustes | Forêt sylviculture | Terrain frais contenant des légumineuses |
Stade des arbres | Forêt des hêtres | Forêt des bouleaux |
Stade final = Climax | Forêt de chênes | Forêt de chênes |
Q – Analyser le tableau et proposer une définition du climax.
R– D'après l’analyse des données du tableau, on constate que l’écosystème se forme progressivement pendant une longue durée, à la suite de l’apparition des constituants vivants et non vivants et de leur interaction, ce qui forme des successions écologiques :
Le climax est le stade final de l’évolution d’un écosystème qui aboutit à un état d’équilibre relativement stable en absence d’intervention de l’homme.
Exercice : le graphe suivant montre la dynamique des deux populations (proie et prédateurs) au cours du temps.
Q – Décrivez l’évolution des nombres des proies et des prédateurs avec le temps.

R – L'évolution des nombres des proies et des prédateurs avec le temps peut être divisée en quatre phases :
1- Le nombre des prédateurs est grand, ce qui conduit à la diminution du nombre des proies. Mais, comme il n’y a pas beaucoup de proies, les prédateurs ont une faible reproduction et leur nombre diminue.
2- Le nombre des prédateurs est maintenant faible. Le nombre des proies se met à augmenter parce que la prédation est faible. Par contre, le nombre des proies est encore à un faible niveau et elles sont insuffisantes pour les prédateurs qui continuent de baisser.
3- La disponibilité en proies est devenue satisfaisante et le nombre des prédateurs se remet à augmenter. Par contre, comme il est encore faible, le nombre des proies continue à augmenter.
4- Le nombre de prédateurs est à présent grand et la population des proies commence à baisser sous l’effet de la prédation. Comme la disponibilité en proies reste suffisante, le nombre des prédateurs continue d’augmenter. Puis retour à (1)…