Exercice 2 : (6.5 points)

La maladie de Kennedy est une maladie héréditaire rare qui touche les personnes de sexe masculin. Les personnes atteintes présentent un ensemble de symptômes parmi lesquels une altération du développement des caractères sexuels mâles.
Afin de déterminer l’origine génétique de la maladie de Kennedy, on présente les données suivantes :
 

  • Donnée 1 :

Les recherches ont montré que cette maladie est associée à un récepteur cytoplasmique de nature protéique qui se lie à des hormones sexuelles (Androgènes) entraînant le développement des caractères sexuels mâles.
Les figures du document 1 illustrent la relation entre les récepteurs des androgènes et le développement des caractères sexuels mâles chez une personne saine (figure a) chez une personne atteinte de la maladie de Kennedy (figure b). 

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1. En se basant sur le document 1, montrer la relation protéine-caractère. (1pt)


La synthèse du récepteur des androgènes est contrôlée par un gène appelé AR situé sur le chromosome X. Le document 2 représente un fragment du gène AR et la séquence des acides aminés correspondante chez un individu sain (figure a) et chez un individu atteint de la maladie de Kennedy (figure b). 

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2. En se basant sur le document 2, comparer les séquences nucléotidiques du gène AR et les séquences des acides aminés entre l’individu sain et l’individu malade. (1 pt)
3. En se basant sur les documents précédents, expliquer l’origine génétique de la maladie de Kennedy. (0.75 pt)
 

  • Donnée 2 :

Le document 3 représente un arbre généalogique d'une famille dont certains membres sont atteints de la maladie de Kennedy. 

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4. En se basant sur le document 3 :
a. Montrer que l’allèle responsable de la maladie est récessif et déterminer les génotypes des individus 12, II, III2. (1pt)
b. En supposant que la femme III2 est hétérozygote, calculer la probabilité pour que le couple III2 X III 3 donne naissance à un enfant malade en utilisant l’échiquier de croisement. (0.75 pt)
Utiliser les symboles suivants : N et n pour les allèles du gène étudié.
 

  • Donnée 3 :

La maladie de Kennedy est très rare. Elle touche un homme sur 150 000 dans une population donnée. Considérant que cette population est en équilibre selon la loi de Hardy – Weinberg.
5. Calculer la fréquence de l’allèle responsable de la maladie et celle de l’allèle normal dans la population considérée. (1pt)
6. Calculer la fréquence des femmes porteuses et celle des femmes non porteuses de l’allèle responsable de la maladie. (1pt)


Remarque : Se contenter de six chiffres après la virgule. 

Exercice 3 : (3.5 points)

Dans le cadre de l’étude de la transmission des caractères héréditaires chez la tomate, on propose les résultats des croisements suivants : 

  • 1er croisement : Réalisé entre une lignée de tomate sauvage (plante de taille normale et à fruit lisse) et une lignée mutante (plante de taille naine et à fruit velouté). Les plantes de la première génération F1 sont toutes de phénotype sauvage.

 

1. Que peut-on déduire des résultats de ce croisement ? (0.75 pt)
 

  • 2ᵉ croisement : Réalisé entre des plantes de tomates de la lignée mutante et des plantes de la génération F1. Le tableau suivant présente les résultats de la génération F’2 obtenue :

Phénotypes des plantes de la génération F’2Plantes de taille normale et à fruit lissePlantes de taille naine et à fruit veloutéPlantes de taille normale et à fruit veloutéPlante de taille naine et à fruit lisse
Répartition des phénotypes dans la génération F’24764802123

2. a. Montrer que les gènes étudiés sont liés et déduire la distance relative entre ces deux gènes. (0.75 pt)
b. Donner, en utilisant l’échiquier de croisement, l’interprétation chromosomique des résultats du deuxième croisement. (1 pt)
Utiliser les symboles suivants : 

  • N et n pour les allèles du gène responsable de la taille des plantes ;

  • L et l pour les allèles du gène responsable de l’aspect des fruits.

 

Pour déterminer la position relative d’un troisième gène responsable de la couleur des feuilles (couleur verte ; couleur tachetée) par rapport aux deux autres gènes, on propose les résultats du 3ᵉ et du 4ᵉ croisement. 

Croisements3ᵉ croisement4ᵉ croisement
Phénotypes des parentsEntre des plantes de taille normale et à feuilles vertes hétérozygotes pour les deux caractères et des plantes doubles récessives de taille naine et à feuilles tachetéesEntre des plantes à fruit lisse et à feuilles vertes hétérozygotes pour les deux caractères et des plantes doubles récessives à fruit velouté et à feuilles tachetées
Résultats– 878 plantes de phénotypes parentaux
– 122 plantes de phénotypes recombinés
– 834 plantes de phénotypes parentaux
– 166 plantes de phénotypes recombinés

3. En se basant sur les résultats du 3ᵉ et du 4ᵉ croisement :
a. Déterminer la distance relative entre le gène responsable de la taille de la plante et celui responsable de la couleur des feuilles d’une part et la distance relative entre le gène responsable de l’aspect du fruit et celui responsable de la couleur des feuilles d’autre part. (0.5 pt)
b. Établir la carte factorielle des trois gènes étudiés. (0.5 pt)
Utiliser le symbole V et v pour les allèles du gène responsable de la couleur des feuilles.