Exercice 2 (6 pts)

Dans le cadre de l'étude des mécanismes de l'expression de l'information génétique et de la transmission de certains caractères héréditaires, on propose l'exploitation des données suivantes :

 

I. L'émail dentaire est un tissu minéralisé dur qui recouvre la partie externe des dents et les protège. La formation de l'émail dentaire (Amélogénèse) est réalisée par des cellules appelées améloblastes. Ces cellules sécrètent une protéine « Amélogénine» responsable de l'amélogénèse. L'amélogénèse imparfaite est une maladie héréditaire, qui se caractérise par des difficultés de mastication et des douleurs dentaires. Pour comprendre l'origine génétique de cette maladie, on propose l'exploitation des données suivantes :

  • Donnée 1 : Le document (1) représente la relation entre l'amélogénine et l'état de l'émail dentaire chez une personne saine et chez une personne atteinte par l'amélogénèse imparfaite.

 


1. En se basant sur le document 1, montrer la relation protéine caractère. (1 pt)

 

  • Donnée 2 : L'amélogénine est codée par un gène nommé «AMELX » qui existe sous deux formes alléliques : normale et mutée. Le document (2) présente un fragment du brin non transcrit pour chacun des deux allèles. Le document (3) présente le tableau du code génétique.


 

 

2. En se basant sur les données des documents 2 et 3, déterminer la séquence de I'ARNm et la séquence des acides aminés correspondante à chacun des fragments de l'allèle normal et de l'allèle muté, puis expliquer l'origine génétique de l'amélogénèse imparfaite. (2 pts)

II. Pour comprendre le mode de transmission de deux caractères héréditaires chez la drosophile : la couleur du corps et l'aspect des nervures des ailes. On propose l'exploitation des résultats des croisements suivants :

 

 

  • Premier croisement : entre des femelles de race pure à corps gris et aux ailes avec nervures transversales et des mâles de race pure à corps jaune et aux ailes sans nervures transversales. La génération F1 obtenue est composée d'individus à corps gris et aux ailes avec nervures transversales.

  • Deuxième croisement : entre des femelles de race pure à corps jaune et aux ailes sans nervures transversales et des mâles de race pure à corps gris et aux ailes avec nervures transversales. La génération F1 obtenue est composée de femelles à corps gris et aux ailes avec nervures transversales et de mâles à corps jaune et aux ailes sans nervures transversales.


3. En vous basant sur les résultats des deux croisements, déterminer, en justifiant votre réponse, le mode de transmission des deux caractères héréditaires étudiés. (1.5 pt)

 

4. Sachant que la distance entre les deux gènes étudiés est : 13,4 cM, donner les résultats attendus du croisement entre les individus de F1 issus du premier croisement en vous aidant d'un échiquier de croisement. (1.5 pt)


Utilisez les symboles « G » et « g » pour le caractère couleur du corps et les symboles « N » et « n » pour le caractère aspect des nervures des ailes.

Exercice 3 (4 pts)

Le 6ᵉ rapport du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) a signalé que la température moyenne de la terre a subi une augmentation de 1,1°C depuis 1900, ce réchauffement climatique est dû principalement aux activités industrielles qui libèrent en moyenne 35 Gt (Gigatonnes) de CO2 dans l'atmosphère chaque année. Les océans assurent le stockage de 34% du CO2 libéré, jouant le rôle d'un réservoir naturel de carbone. Afin de comprendre le rôle de ce réservoir de carbone et sa relation avec le réchauffement du climat, on présente les données suivantes :

 

  • Donnée 1 : Les océans recouvrent plus de 70 % de la surface de notre planète et ils jouent un rôle central dans la régulation du climat par l'absorption d'une grande quantité de CO2.
    Le document 1 présente l'évolution de la quantité des émissions de CO2, qui résultent principalement des combustibles fossiles et de la quantité de CO2 absorbé par les océans entre 1995 et 2015.


 

 

1. En exploitant les données du document 1, calculer la différence entre la quantité des émissions de CO2 et celle de CO2 absorbé en 1995 et en 2015, puis formuler un problème scientifique en relation avec cette différence. (0.75 pt)

 

  • Donnée 2 : Pour expliquer la variation de la différence entre la quantité des émissions de CO2 et celle du CO2 absorbé par les océans entre 1995 et 2015, on propose l'exploitation des documents suivants :

    • La figure (a) du document 2 représente le fonctionnement des océans comme réservoir naturel de carbone et la figure (b) du même document présente les différents réservoirs naturels de carbone.

    • La figure (a) du document 3 présente la variation de la température de l'eau dans les océans (Calculée par rapport à la température moyenne du 20ᵉ siècle) due au réchauffement climatique entre 1995 et 2015. La figure (b) du même document présente le résultat d'une étude expérimentale mesurant la variation de la quantité de CO2 dissoute en fonction de la température de l'eau.

 


2. En exploitant les figures du document 2, déduire le lieu final de stockage du CO2. (1 pt)


3. En exploitant le document 3 et les données précédentes, expliquer la variation de la différence entre la quantité des émissions de CO2 et celle de CO2 absorbée par les océans entre 1995 et 2015. (1 pt)

 

  • Donnée 3 : Les experts du GIEC ont proposé trois scénarios possibles de la variation de la température moyenne de la terre à l'horizon de 2100 selon les mesures prises pour l'atténuation du réchauffement climatique (document 4). Parmi mesures, la technique de captage et de stockage de CO2 qui consiste à capter le CO2 lors de sa production par les usines puis à le stocker dans les sédiments profonds. La capacité de stockage artificiel du CO2 dans ces sédiments peut atteindre 2000 Gt.

 

 

4. En utilisant le document 4, les données précédentes et vos connaissances, calculer la différence de la variation de la température selon chaque scénario entre 2000 et 2100 puis justifier le recours à la technique de captage et de stockage artificiel de CO2 pour éviter le scénario qui aura le plus grand impact sur le réchauffement climatique. (1.25 pt)